Tous les jours, la cancéreuse qui a un handicap suite aux traitements du cancer (exemple lymphoedemes, valve cardiaque, problèmes cardiaques, essouflement, douleurs, ...) est confrontée à des injustices à son égard. Dans le bus pas de places assises même pas aux places réservées pour handicapés toujours occupées ,le plus souvent par des jeunes, qui n'ont même pas la décence de se lever mais quand on le leur demande. 

Dernièrement, deux jeunes filles étudiantes qui trônaient aux places réservées et ne se sont pas levées se sont permis de dire qu'elles payaient la retraite pour les personnes âgées et handicapées (sous entendu elles avaient le droit de mépriser les handicapés et les retraités qui ne fichent rien !) Il y a un racisme contre les personnes âgées et les handicapés. 

Vous faites vos courses et si vous demandez de passer en priorité à la caisse réservée aux handicapés avec le logo, soit on vous dit que telle personne doit passer avant  vous soit on vous reproche d'aller doucement parce que vous avez mal aux bras pour mettre les provisions du chariot sur le tapis roulant. Personne dans la file ne vous aide mais tout le monde peste contre vous. Il faut avoir les nerfs solides : vous montrez votre carte d'invalidité à 80 pour cent et les autres comme dans le bus ou le métro vous montrent la carte de transport gratuit, ou vous disent qu'ils en ont rien à faire de votre carte. C'est comme cela qu'on vous traite. 

Pourtant dans l'arrondissement il y a une adjointe au maire déléguée aux problèmes des handicapés et même une autre déléguée à la cause des femmes.

Mais dans les administrations, les handicapés sont très souvent mal reçus par exemple aux impôts ils doivent faire la queue interminable, la maire de Paris a refusé lors de la nuit blanche que je passe en priorité aux installations culturelles. Par contre, même dans les musées municipaux de Paris, il n'y a pas de prêt de pliant pour les gens malades ou handicapés et comme dans chaque salle il n'y a que la chaise du surveillant, et très rarement un banc toutes les cinq salles, il faut bien du courage de se cultiver. Cette mort sociale est très dure à accepter. Les musées de l'état ou nationaux prêtent des pliants mais il y a tellement de monde que c'est dur de pouvoir s'asseoir. Pourtant l'art permet de combattre le cancer et ses conséquences invalidantes. Mais on n'y a de moins en moins accès. Déjà dans le métro et le bus on trouve difficilement de places assises réservées aux handicapés. Dans le métro trop d'escaliers à gravir et trop peu d'escaliers roulants ou d'ascenseurs. Pire quand ils sont en panne, les voyageurs ne sont pas informés.

Pour les bons de transport pour se rendre à l'hôpital ou centre anti cancéreux, les médecins refusent de vous les faire et vous devez vous fatiguer dans le métro. Pourtant ils n'hésitent pas ces chimiothérapeutes ou cancérologues de vous faire traverser tout Paris où de vous envoyer en banlieue pour un scanner ou une échographie. Autre surprise à l'arrivée, le rendez vous à l'hôpital de banlieue à été annulé. Si les cancérologues  vous  demandent ils d'aller si loin sans bons de transport c'est pour avantager leurs confrères avec qui ils travaillent et non pour la santé de leurs patients. Aucun remboursement, aucune prescription médicale (exemple drainage lymphatique pour lymphoedemes, mammographies etc). Et les délais sont si longs entre les examens, les visites dans les centres cancéreux qu'on peut mourir ! Que pensez d'un visite annuelle seulement alors que la cancéreuse crache le sang, a des mauvais résultats d'analyse. Si vous insistez pour avoir les résultats avant quatre mois comme c'est souvent le cas  on vous répond qu'il y a trop de patients, pas de place etc. Quand il s'agit d'une maladie mortelle comme le cancer où le dépistage précoce permet de mettre le plus de chances de son côté, on voit les conséquences néfastes des longueurs de délai.

Par contre pour vous dire après que si vous ne vous faites pas opérer très vite, vous risquez de mourir ! Mais s'il est trop tard, si vous n'êtes plus opérable !