A chaque jour, une mauvaise nouvelle ! Comme si cela ne suffisait pas d'apprendre qu'à soixante et un ans j'ai un nouveau cancer, cancer du poumon primaire alors que je n'ai jamais fumé, j'apprends maintenant que je  ne pourrais pas être opérée. Alors l'angoisse reprend. Je pense aux statistiques, j'extrapole le taux de survie à 5 ans. Il n'est que de 10 pour  dans les cas les plus graves est ce que ne pas pouvoir être opérée est un cas grave ? Certes j'ai une insuffisance cardiaque et respiratoire mais je ne comprends pas qu'on ne puisse enlever une petite tumeur sans dommage. Cela fait déjà quatre mois que j'attends. Ils préfèrent discuter avant d'agir et pendant ce temps je perds des chances de survie c'est extrêmement grave. Déjà que j'ai attendu 3 ans avant qu'on prenne en compte mes plaintes. Pourtant  c'était grave  de cracher du sang, d'avoir un marqueur cancérigène élevé, d'avoir des pneumonies fréquentes. Ils m'ont laissée en me faisant croire que j'étais en rémission et qu'ils n'avaient pas à me voir plus d'une fois par an. Je suis persuadée que s'ils avaient agi en 2015, ce qui m'arrive n'aurait pas eu lieu, en plus en 2015 je n'avais pas encore ma valve cardiaque posée en avril 2016 et mon insuffisance respiratoire et cardiaque n'était pas si grave. Quelle mauvaise foi, chacun se renvoie la balle les pneumologues disent que mes problèmes sont dues au coeur et les cardiologues accusent les poumons de mes insuffisances cardiaques et respiratoires. J'ai bien vu à la tête  de l infirmière que ce n'était pas bon signe si on ne m'opérait pas. Quand se décideront à me traiter ce sera comme pour mon cancer de 2010 en retard comme toujours, faudra t il encore que je me rende au centre anti cancéreux'de Bordeaux afin qu ils agissent. Je suis dégoûtée d'autant plus qu'ils se permettent de noter "revendicatrice" sur mon dossier. J avais raison de m'inquièter de demander des traitements, des examens de santé, des visites chez un spécialiste.