Si  vous n'avez pas de chance et si vous apprenez juste fin  juin que vous avez un cancer ou une récidive, je vous souhaite "bon courage" ! Il est en effet très difficile de se faire traiter dans des délais décents en été. Déjà que les délais en période normale sont longs mais en été c'est franchement démentiel. Ainsi après que le scanner fait en ville et ordonné par un spécialiste en ville ait montré que j'avais un nodule suspect au poumon, j'ai dû attendre trois mois avant que le diagnostic de cancer soit confirmé et maintenant on me fait attendre deux mois pour avoir simplement un rendez vous avec un radiothérapeute. Déjà c'est un cancer du poumon primaire et inoperable, mais cela n'empêche pas que les médecins dont une partie est en vacances, ne sont pas capables de fixer des rendez vous dans des délais décents. Quand on songe au peu de chances de survie à 5 ans d'un cancer du poumon  (10 pour cent dans les cas les plus graves et quand c'est inoperable même pour insuffisance cardiaque et respiratoire, c'est grave !). Dans toutes les professions, il y a des remplaçants lors des absences du titulaires et pourquoi pour les cancérologues en vacances ce ne serait pas le cas. Après il y aura la liste d'attente pour faire la radiothérapie.

Quand je pense que depuis 2015, je n'ai fait que demander à l'équipe médicale et à mes médecins traitants et spécialistes d'intervenir pour que je sois vue par un cancérologue du poumon ( j'avais même écrit une lettre ou courriel au directeur !) je suis scandalisée. J'avais pourtant les symptômes des cancers du poumon même si je n'ai jamais fumé : marqueurs cancérigènes élevés en particulier C A 125, essouflement, crachements de sang, eau dans les poumons...

Et ce n'est pas la première fois ! En 2010, en juin j'avais avisé le cancérologue remplaçant que j'avais mal au sein droit, j'avais déjà eu un premier cancer du sein droit. Il était légitime que je lui demande de m'examiner et IL A REFUSE sous prétexte que la mammographie passée en ville un mois avant était bonne. J'ai appris après que la machine à mammographies n'avait pas été révisée et que le nodule suspect au sein droit n'avait pas  pu être observé. La radiologue m'a avoué cela sans un mot de regret, comme si c'était normal. Il a fallu que je passe une mammographie en province sous ordonnance d'un docteur de province pour que le nodule suspect au sein soit trouvé. Contre toutes attentes, le cancérologue qui n'avait pas voulu m'examiner, n'a pas voulu croire que cela pourrait être une récidive.  Il a fallu que je passe des examens médicaux faits dans un centre anti cancéreux de Bordeaux pour qu'enfin  grâce à l'équipe de Bergougnie le diagnostic de cancer, récidive du sein droit soit posé et c'est parce qu'enfin ils ne pouvaient pas nier les résultats trouvés par leurs confrères cancérologues  du centre anti cancéreux de Bordeaux qu'enfin  un rendez vous pour un traitement futur m'a été donné à Paris.

Mais j'avais perdu plus de trois mois ! Cette fois ci c'est presque trois ans et au moins six mois depuis mars. Quand on songe que certains établissements anti cancéreux ont pour slogan "prenons le cancer de vitesse" !  En 2000 lors de mon premier cancer  au sein droit, il n'y avait pas de place pour moi afin que je fasse la radiothérapie dans des délais corrects, soit trois mois après l'opération d'ablation de la tumeur au maximum  il a fallu que je fasse ma radiothérapie dans un autre hôpital. Pourquoi dans des délais très longs l'institut anti cancéreux d'emblée  propose de déléguer à un autre hôpital soit des rendez vous médicaux, soit des examens médicaux, soit des traitements ? La tumeur peut grossir dans les mois où la cancéreuse attend !

J'aimerais recevoir des témoignages de cancéreuses ayant connu ces déboires pour essayer d'agir ensemble !