Paru aux éditions du net, ce témoignage d'Agnes Victor est accessible gratuitement  sur internet. Lisez le : il donne beaucoup de pistes pour lutter contre le cancer et aussi pour se battre contre la violence conjugale. D'abord, montrer les liens entre violences conjugales et cancer est un premier objectif. En effet, si une femme meurt tous les trois jours des suites des violences conjugales, les femmes qui sont atteintes de maladies mortelles suite au stress quotidien qu'une épouse subit aux côtés d'un époux violent échappent aux statistiques. En outre que ce soit suite à la violence de son compagnon ou d'un mari violent la femme peut décéder d'une maladie mortelle comme le cancer ou comme les maladies cardio vasculaires, sans compter, celles qui se suicident. En trois parties, la première fait état des circonstances de la survenue du cancer et des récidives : elle se décompose en trois sous parties : enfance, adolescence et âge mûr. Le cancer est envisagé par l'intéressée comme l'expression du corps des souffrances psychiques.  La tumeur est constitué de "larmes rentrees". Parce que la femme battue n'est pas prise au sérieux par son entourage et/où par la société, le cancer devient la preuve qu'elle meurt de la violence conjugale comme elle mourra plus tard ou risque de mourir du cancer ou du coeur. 

Bien sûr, le cancer des proches est évoqué également : douleur de voir l'être aimé (mère, grand mère...) mourir à petit feu. L'impuissance devant la maladie mortelle quand certains médecins condamnent d'entrée la cancéreuse dEvan là famille. Pourquoi ne laisser aucun espoir ? Vu que pendant quarante quatre ans Agnes Victor mesure les changements de comportements des médecins : on lui a tu le nom de sa maladie quand elle avait dix sept ans mais adulte, elle a subi de plein fouet l'annonce du cancer sans ménagement de la part de certains spécialistes.

 Dans la deuxieme partie, les thèmes, le cancer c'est les autres et vivre le cancer sont abordés. D'abord, la méchanceté des soignants, de l'entourage et même des gens de la rue sont encore plus nocifs que la tumeur maligne. En plus, vivre au quotidien le cancer est une lutte quotidienne pour ne pas se faire "détruire" par des remarques corrosives. Le constat de l'abandon de la famille et même des anciens amis est etabli ! Alors où trouver la force de combattre la maladie si ce n'est en soi. ? Agnès Victor a combattu le laxisme de certains médecins pour recevoir les traitements ou subir les examens nécessaires. ! De plus, si les récidives à répétition ont contribué à angoisser la cancéreuse sur son avenir, elles ont eu aussi un impact favorable sur son amour de l'art. Comme Stendhal qui écrivait : "Je suis un feu qui souffre s'il ne flambe pas" Agnès Victor s'enthousiasme pour l'art, Paris et cet amour du Beau comme  celui de la vie lui permettra de survivre à cinq cancers et actuellement de lui donner le courage d'affronter un sixième cancer inopérable et de subir la radiothérapie.

Enfin dans une dernière partie, celle qui écrit sous le pseudonyme d'Agnès Victor revient sur les associations qui l'ont aidée, sur la foi,la spiritualité et termine en évoquant la fondation qu'elle a créée pour aider les femmes battues et les cancéreuses en difficulté. Grâce à cette fondation, sa vie n'aura pas été inutile.