violences conjugales et cancer

12 mai 2018

Les déficiences des services d'urgence

La triste affaire de Naomi morte à 22 ans pour n'avoir pas été prise au sérieux permet d'aborder le problème les urgences.

D'abord, il est inadmissible qu'une réceptionniste  se permette de dire "tout le monde doit mourir un jour" à une femme qui déjà avait du mal à parler et qui lui disait "je vais mourir" La moindre des choses, c'est d'être humain dans ce métier et de  ne pas raccrocher en disant "quand vous parlerez mieux, vous rappelerez" et en plus de demander à quelqu'un qui visiblement ne va pas bien d'appeler toute seule un autre numéro, comme si la réceptionniste ne pouvait pas lui passer immédiatement le service concerné. Mais grâce à l'enregistrement et malheureusement en raison de la mort d'une jeune mère, on a pu se rendre compte de la façon inhumaine dont des personnels de santé traitent les mala des.

Je peux en témoigner non seulement des médecins généralistes ou des spécialistes  sont absolument dépourvus d'empathie mais ils vous lancent des remarques cinglantes et ne vous prennent pas au sérieux. Ainsi lors de mon troisième cancer, une récidive il a fallu que j'aille en ville faire la mammographie sinon le délai d'attente pour finir pour apprendre abruptement qu on enlèverait mon sein et comme je pleurais voilà la réflexion que j'ai eu d'un cancérologue "il y a des filles de 25 ans à qui on enlève le sein' vous n'avez pas à pleurer" comme si à 41 ans, on doit accepter avec le sourire une massectomie et remercier encore alors que pendant des mois, mes douleurs, mes mauvaises analyses n'ont pas été prises au sérieux. Et ce sont des médecins qui ont fait des études longues qui vous disent aussi brutalement "si on ne commence pas la chimiothérapie tout de suite après ablation vous êtes morte dans 3 mois". Vous allez chercher du réconfort chez votre généraliste, cet homme sans coeur vous dit que statistiquement "le taux de survie est 40 pour cent de survie à 5 ans". Même lors de mon premier cancer au sein droit, même combat il a fallu que j'attende 4 mois pour avoir des résultats et comme ils étaient mauvais malgré leur avis contraire, c'était un cancer et il a fallu m'opérer très vite. De plus, on m'a affublé du terme "revendicatrice'. Cinquième cancer' récidive à droite, la mammographie pratiquée en ville de province montre un nodule suspect, et le cancérologue qui avait refusé de m'examiner sous prétexte que la mammographie précédente était bonne, m'a précisé que ce n'était pas un cancer et que de toutes façons on ne pouvait faire des examens avant septembre car l'été il y  a manqué de personnel. Ce n'est que parce que je suis allée à Bordeaux au centre anti cancéreux qui eux ont été efficaces' consciencieux même en été et fait tous les examens qui ont bien démontre que c'était un autre cancer que le centre anti cancéreux parisien m'a prise enfin au bout de trois mois au sérieux, mais bien sûr sans une excuse ou un mot de regret à mon égard, moi la patiente jugée "revendicatrice" parce qu'elle défend sa peau.

Oui comme Naomi j'ai appelé les urgences plusieurs fois parce que j'avais peur de mourir, de faire un infractus ou que je cachais du sang. Je comprends son désarroi quand on vous dit "tout le monde doit mourir' je l'ai entendu dans une salle d'attente médicale d'un patient qui minimise une urgence à son profit.

Pareillement' j'ai entendu un pneumologue me répondre parce que j'avais peur de mourir en raison de mes crachements de sang "c'est Dieu qui décide" et lui en tant que spécialiste qu'est ce qu'il fait ? Pendant plus de deux ans, je demandais à mon chimiothérapeute de me voir plus qu'une fois par an  en raison de mes crachements de sang et de me faire examiner par un cancérologue du poumon. Refus, la généraliste me rassure en disant que même si mes marqueurs sont très élevés ce n'est pas grave selon le chimiothérapeute  qu'elle réussit tres rarement à joindre . Résultat j'ai un nodule suspect au poumon et même si c'est cancéreux on ne peut m opérer en raison de ma valve cardiaque posée il y a 2 ans et de mon insuffisance respiratoire. En plus j'ai un nodule suspect au foie et et un à faire analyser à la glande tyroide.

Après cela, ils disent qu'ils sont les meilleurs ! Ils oublient que plus on attend, plus c'est grave.

Donc comment voulez vous que des personnes formées sur le tas aient la moindre compétence en psychologie puisque des docteurs avec un cursus d'etudes importantes en sont dépourvus pour la plupart du temps.

Pour en revenir aux problemes des urgences, il faut dire quand vous appelez le SAMU dans des départements du centre (le désert médical), il faut attendre trois heures pour qu'enfin un médecin vous rappelle car il doit gérer les urgences de 3 départements et pourtant vous avez dit tout votre passé médical, vous avez dit à la réceptionniste que vous pensiez mourir à cause d'un infractus et même si on vous a bien accueillie à la différence de Naomi on vous laisse seule, dans l'angoisse, la peur au ventre â cause de la peur de mourir PENDANT 3 HEURES j'aurais pu mourir 10 fois à cause du manque de moyens et du manque d'anpathie. Par exemple lorsque j'ai été emmenée par les pompiers pour avoir craché du sang, on m,a fait une radio que je n'ai jamais eue' je n'ai pas vu le médecin et pire on m'a laissé repartir en métro alors que j'étais mal et que je suis venue en ambulance. C'est une honte de voir que les médecins ne délivrent plus des bons de transports par taxi conventionné alors que le malade est essouflé, a du mal à marcher.

Mais Naomi est morte et j'en ai froid dans le dos, je souhaite à sa famille bon courage car j'ai eu l'expérience d'une erreur médicale grave avec opération ratée et plaie ouverte au dos et alors que la chirurgienne ne m'avait pas fait signer le papier des risques et avait rempli elle même ce fameux papier (la différence entre nos écritures était patente,, les hôpitaux l'ont défendue contre moi (motif cette malade qui a eu 5 cancers devait évaluer toute seule les risques même si la chirurgienne lui avait affirmé qu'elle avait 100 pour cent de réussite et qu'elle ne lui a pas fait signer le papier) et je n'ai eu que 2000 euros de dommages et intérêts pour une plaie et qui a suite pendant 2 ans !!!

Si les patients ne s'unissent pas, les malades continueront à mourir par indifférence, apathie, inconscience d une partie  des personnels de santé.

 

 

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09 mai 2018

C'est dur d'être handicapée suite au cancer

Tous les jours, la cancéreuse qui a un handicap suite aux traitements du cancer (exemple lymphoedemes, valve cardiaque, problèmes cardiaques, essouflement, douleurs, ...) est confrontée à des injustices à son égard. Dans le bus pas de places assises même pas aux places réservées pour handicapés toujours occupées ,le plus souvent par des jeunes, qui n'ont même pas la décence de se lever mais quand on le leur demande. 

Dernièrement, deux jeunes filles étudiantes qui trônaient aux places réservées et ne se sont pas levées se sont permis de dire qu'elles payaient la retraite pour les personnes âgées et handicapées (sous entendu elles avaient le droit de mépriser les handicapés et les retraités qui ne fichent rien !) Il y a un racisme contre les personnes âgées et les handicapés. 

Vous faites vos courses et si vous demandez de passer en priorité à la caisse réservée aux handicapés avec le logo, soit on vous dit que telle personne doit passer avant  vous soit on vous reproche d'aller doucement parce que vous avez mal aux bras pour mettre les provisions du chariot sur le tapis roulant. Personne dans la file ne vous aide mais tout le monde peste contre vous. Il faut avoir les nerfs solides : vous montrez votre carte d'invalidité à 80 pour cent et les autres comme dans le bus ou le métro vous montrent la carte de transport gratuit, ou vous disent qu'ils en ont rien à faire de votre carte. C'est comme cela qu'on vous traite. 

Pourtant dans l'arrondissement il y a une adjointe au maire déléguée aux problèmes des handicapés et même une autre déléguée à la cause des femmes.

Mais dans les administrations, les handicapés sont très souvent mal reçus par exemple aux impôts ils doivent faire la queue interminable, la maire de Paris a refusé lors de la nuit blanche que je passe en priorité aux installations culturelles. Par contre, même dans les musées municipaux de Paris, il n'y a pas de prêt de pliant pour les gens malades ou handicapés et comme dans chaque salle il n'y a que la chaise du surveillant, et très rarement un banc toutes les cinq salles, il faut bien du courage de se cultiver. Cette mort sociale est très dure à accepter. Les musées de l'état ou nationaux prêtent des pliants mais il y a tellement de monde que c'est dur de pouvoir s'asseoir. Pourtant l'art permet de combattre le cancer et ses conséquences invalidantes. Mais on n'y a de moins en moins accès. Déjà dans le métro et le bus on trouve difficilement de places assises réservées aux handicapés. Dans le métro trop d'escaliers à gravir et trop peu d'escaliers roulants ou d'ascenseurs. Pire quand ils sont en panne, les voyageurs ne sont pas informés.

Pour les bons de transport pour se rendre à l'hôpital ou centre anti cancéreux, les médecins refusent de vous les faire et vous devez vous fatiguer dans le métro. Pourtant ils n'hésitent pas ces chimiothérapeutes ou cancérologues de vous faire traverser tout Paris où de vous envoyer en banlieue pour un scanner ou une échographie. Autre surprise à l'arrivée, le rendez vous à l'hôpital de banlieue à été annulé. Si les cancérologues  vous  demandent ils d'aller si loin sans bons de transport c'est pour avantager leurs confrères avec qui ils travaillent et non pour la santé de leurs patients. Aucun remboursement, aucune prescription médicale (exemple drainage lymphatique pour lymphoedemes, mammographies etc). Et les délais sont si longs entre les examens, les visites dans les centres cancéreux qu'on peut mourir ! Que pensez d'un visite annuelle seulement alors que la cancéreuse crache le sang, a des mauvais résultats d'analyse. Si vous insistez pour avoir les résultats avant quatre mois comme c'est souvent le cas  on vous répond qu'il y a trop de patients, pas de place etc. Quand il s'agit d'une maladie mortelle comme le cancer où le dépistage précoce permet de mettre le plus de chances de son côté, on voit les conséquences néfastes des longueurs de délai.

Par contre pour vous dire après que si vous ne vous faites pas opérer très vite, vous risquez de mourir ! Mais s'il est trop tard, si vous n'êtes plus opérable !  

 

 

 

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21 avril 2018

Témoignage sur le manque de psychologie de certains médecins

Je suis née sous le signe du cancer. D'abord à dix sept ans  j'ai eu la maladie  d'Hodgking qui est un cancer du système lymphatique et pour ce cancer les médecins n'avaient pas prononcé ce mot redoutable de cancer et conseillé à mes parents  de  ne rien me  dire et ils ont caché ce nom même lorsque j'allais me marier. Comme j'ai eu un deuxième cancer trois ans après mon  mariage, je l'ai appris  comme mon ex mari à ce moment là ! Mon ex déclara que nous étions une famille de menteurs et même si je lui avais expliqué qu'on m'avait fait des rayons après l'opération, il déclara qu'il voulait divorcer, que je ne pourrais avoir d'enfants (ce qui était  faux à cette époque). Voilà comment certains hommes vous soutiennent dans l'adversité leur épouse. Mais j'aurais préféré qu'on me dise la vérité, je l'aurais dite avant mon mariage à mon fiancé et j'aurais pu avant vérifier son égoïsme et surtout ne pas l'épouser. 

Ayant suffisament écoute les reproches de mon ex à propos de mes cancers "quand  tu auras  ton troisième cancer, tu seras toute seule", "qui voudras de toi avec deux cancers", "il y en a assez d'aller dans les hôpitaux", d'avoir subi non seulement des violences verbales "crève", "tu n'es bonne à rien" mais aussi physiques puisqu'entre autres il m'avait donné un coup à mon sein opéré, tordu mon bras atteint d'un lymphoedeme, tape la tête contre le tableau de bord, essayé de m'étrangler : c'est moi qui ai demandé le divorce pour violences aux torts exclusifs de mon conjoint puisque mon ex mari m'en menaçait sans rien faire.

J'ai obtenu ce divorce aux torts exclusifs de mon ex même si mon ex s'obstinait à nier toute violence de sa part ou essayé de trouver comme excuse mes cancers et une déprime qu'ils m'auraient causée.

Malheureusement, au moment de la procédure de divorce, j'ai eu une récidive de mon  cancer du sein bien plus inquiétante et handicapante puisque  je subis une massectomie, la chimiothérapie en lieu et place de la simple ablation de la tumeur et de la radiothérapie lors de mon premier cancer du sein !  Mais c'est à cause de mon insistance que j'ai pu découvrir que j'avais un troisième cancer. Le centre anti cancéreux de C... obéit à un protocole précis mammographie de surveillance tous les ans et sans ma visite aux urgences de C...et ma mammographie passée  en ville je n'aurais rien su. Là détection du  cancer est longue. Par contre, certains médecins n'hésitent pas à vous donner des statistiques très dures par exemple 40 pour cent de taux de survie à 5 ans, plus grave alors que vous pleurez d'apprendre qu'il faudra vous couper le sein, on vous console en disant qu'il n'y a pas de quoi pleurer que cela arrive à des filles de vingt ans ! Plus tard, un médecin me dira texto que si je ne faisais pas l'ablation tout de suite, j'étais morte dans trois mois !!!

Après avoir subi tous ces désagréments (ablation, chimiotherapie) j ai appris par l'envoi à mon propre domicile d'une note rédigée sur mon dossier par un médecin chef de service que j'étais une "revendicatrice" toujours prête à demander des explications, des examens ! Comme si il n'est pas normal de s'inquiéter de sa propre santé surtout quand on a un cancer. Deux après c'est un examen pour lequel j'ai attendu les résultats en  vain pendant trois mois qui a prouvé que j'avais une récidive au sein droit. Et tout cela parce que j'ai dû faire intervenir le chef de service qui m'a dit quatre mois après que c'était un cancer et qu'il fallait m'enlever de  toute urgence la tumeur. Pourtant un mois avant il m'avait assuré qu'à son avis il n'y avait pas de cancer. Après ablation de la tumeur, il faut avoir la radiothérapie dans un délai de deux mois pour avoir toutes les chances de guérir. Or il n'y avait pas de place avant trois' quatre mois et encore ce n'était pas sûr. Il a fallu que j'insiste pour recevoir la radiothérapie dans un autre hôpital pour être traitée plus vite. Donc cela veut dire que ce n'est pas contre le cancer seulement qu'il faut se battre mais contre la lenteur des procédures médicales. Sans compter qu'il faut recevoir en pleine figure des statistiques, une vérité crue sans embage après qu'on nous ait pas prise au sérieux même si vous vous plaignez de douleurs et autres !

J'ajoute que pour couronner le tout lors de ma récidive au sein droit 8 ans après mon premier cancer au sein droit ce fut encore pire. J'avais une mammographie qui n'avait rien montré de particulier ou de suspect (je précise que quand on a déjà un cancer du sein, les dépistages ne se font pas à double lecture). Ayant rendez vous avec le remplaçant de mon médecin référent  je lui demandai de m'examiner et de me palper mon sein droit : il refusa sous prétexte que la mammographie était bonne. Or dans une petite ville de province où on me refit l'examen on detecta une récidive ! Je revins voir la radiologue elle me dit sans une excuse ou un regret que quand j'ai passé l'examen la machine à mammographie n'avait pas été révisée ! C'est inadmissible d'accepter de faire un examen dans ces conditions, de ne pas envoyer une patiente déjà cancéreuse chez un confrère si au moins elle m'avait dit la vérité j'aurais été ailleurs. Munie de cette nouvelle mammographie, je demandais un rendez vous à C. Il me fut répondu que c'était les vacances et qu'il n'y aurait personne avant deux mois ! De plus le médecin qui avait refusé de m'examiner sou prétexte que ma première mammographie était bonne maintint que je n'avais pas un cancer !!! J'étais dans le sud ouest. Grâce à ma détermination, je partis dans le centre anticancereux de Bergougnoux à Bordeaux où des médecins gentils me firent passer des examens supplémentaires qui confirmeront que j'avais bien un nouveau cancer. Je précise que j'ai été très bien reçue  par les cancérologues de Bordeaux alors que je n'étais pas leur patiente et même si c'était les vacances d'été, ils ont bien voulu faire le nécessaire. Prendre de vitesse le cancer est un leitmotiv : comment expliquer qu'un grand centre qui assure qu'il est le meilleur ne prenne pas la peine de détecter les cancers même lorsqu'il y a des examens médicaux faits ailleurs qui le démontrent. J'ai écrit au directeur pour lui raconter ma dernière mésaventure pour mon dernier  cancer au sein droit et il s'est contenté de me répondre par  courrier qu il ferait une enquête. Mais je n'ai jamais eu confirmation de cette enquête. Dois je penser que c'est parce que j'étais déclarée "revendicatrice" on ne s'intéressait pas à mon cas. Il est vrai que j'avais commis la bêtise d'accepter de parler de mes problèmes d'attente de prise en charge à une psychologue de ce centre anti cancéreux et celle ci m'a conseillé de ne rien dire, de ne pas me plaindre si je voulais être bien traitée. Il faut savoir que les psychologues de l'institut font état auprès des médecins de ce que reprochent les malades. Donc un conseil allez parler à des psychologues extérieurs ! C'est ce que j'ai fait.

Même s'il est à la pointe sur le plan technique et scientifique, ce centre ne prend pas en considération des inquiétudes légitimes : le malade connaît son corps et sait bien lire un résultat d'analyse de sang ou de radios. Pourquoi alors que le marqueur cancérigène est élevé on ne le prend pas en compte sous prétexte que le malade à déjà eu dans les années passées ce même taux élevé ? Pourquoi alors que la malade se plaint de cracher du sang et d'avoir mal dans la poitrine' d'être toujours essouflée, d'avoir maigri de dix kilos on ne la reçoit qu'une fois l'an même si ses marqueurs cancérigènes sont élevés ? Pourquoi faut il attendre de si longs délais avant que de nouveaux examens soient faits après la détection d'une image suspecte ? Et que l'on ne me dise pas qu'il y a trop de patients ! Généraliste et spécialiste sont prêts à faire faire tous les examens ce sont eux qui insistent pour qu un rv rapide soit donné à C !!!

On m'a trouvé un nodule suspect au poumon, des problèmes au foie, mes examens sanguins sont mauvais (anémie, marqueurs cancérigènes très élevés) et on me laisse sans réconfort moral, sans explication pendant un mois !!!!

15 avril 2018

Reines d'autrefois

Dans le jardin du Luxembourg

Les reines de France tiennent conseil

Figées pour  l'éternité sans pareil

Elles auraient bien voulu un jour

S'échapper de leur socle, discuter

Avec les autres dames du parc

Des héroïnes comme Jeanne d'Arc

Mais muettes, elles sont restées

Reines de France, si peu respectées

Du roi qui les a épousées

Et tant de fois trompées

Accablées de grossesse non  désirée

Tout cela pour satisfaire la lignée !

Maintenant, elles considèrent

Les vraies femmes d'aujourd'hui

Qui se promènent avec bruit

Leur liberté les sidère

Qu'êtes vous devenue Blanche de Castille,

Marie de Médicis,

Vous n'avez pas pris

Dans votre vie disciplinée, la Bastille ! 

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Femmes, courage

Femmes, tu interroges

Dans la nuit noire

Ce bel astre lumineux

Énigmatique

Oracle qui te prédit

La santé dans l'avenir. 

 

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09 avril 2018

je_m_appelle_Emilie__1_

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14 mars 2018

Olympe de Gouges, Beaumarchais,

   Olympe de Gouges.

C'est la première féministe de l'Histoire.

Née à Montauban, fille naturelle d'un riche noble, elle est venue à Paris, elle a écrit des ouvrages. Elle a proclamé les droits de la citoyenne. Elle avait une formule frappante : "la femme a bien le droit de monter à l'échafaud comme les hommes, elle doit avoir les mêmes droits que les hommes". Elle a été guillotinée car elle ne voulait pas que les révolutionnaires tuent Louis 16 mais elle a lancé les germes de la révolte des femmes.

 

     Beaumarchais.

En littérature, avant 1789, Beaumarchais, dans Le Mariage de Figaro fait parler Marceline, duegne de Rosine, Marceline qui se révèlera être la mère naturelle de Figaro puisque le docteur Bartholo, son employeur l'a séduite et abandonnée : "les femmes sont traitées en majeures pour leurs fautes et en mineures pour leurs biens".

 

Oui, il a été long et difficile le combat des femmes pour leur liberté.

Les temps modernes sont l'époque où la femme se bat le plus pour sa liberté. Par exemple, ce sont les parisiennes qui en allant chercher le roi Louis 16 à Versailles "le boulanger, la boulangère et le petit mitron" ont annoncé, amené la révolution de 1789.

Lors  de la première guerre mondiale au XX ème, ce sont les femmes qui ont continué à sauvegarder, l'économie du pays et remplacer les hommes partis au front. 

Mais leur action n'est pas reconnue à leur juste valeur. Par exemple, il a fallu attendre la fin de la deuxième guerre pour qu'avec Charles de Gaulle, la femme puisse voter.

A la révolution de 1848 sont apparus les clubs de la femme dont Flaubert se fait l'écho dans L'Education sentimentale mais paradoxalement un petit progrès de la cause des femmes amène un durcissement de la société contre elle. Sous Napoléon premier, le code civil était très défavorable à la femme (code Napoléon) qui était soumises par la loi à son mari.   Au début du vingtième siècle encore et jusqu'aux années 72, la femme mariée n'avait pas le droit d'avoir un compte bancaire personnel. 

Maintenant, la journée de la femme le 8 mars symbolise la lutte des femmes pour leur liberté, pour leur indépendance, pour leur sécurité. Contre les violences sexistes, conjugales des lois sont édictés grâce au combat des femmes.

 

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13 mars 2018

Paris La ville

Longtemps j'ai rêvé d'y vivre

Aujourd'hui, j'habite Paris :

Ville multiple, foisonnante

Imaginaire, elle m'aide à me dépasser

Libérant mes goûts, guérissant mes angoisses.

Lorsque je regarde  du haut de mon balcon, les rues toujours peuplées

Elle me donne un sentiment d'exister !

 

Lumière, sons, odeurs, c'est toi

Au carrefour de tes avenues, au détour de tes rues

Ville toujours en éveil, toujours changeante

Imaginative, tu redonnes le sentiment d'exister

Libre, indépendante, bien éloignée des petites cités de province

Lourdes de solitude, de tradition, de faux semblant.

Eternelle et si belle avec tous tes monuments,

Tes sites, tu restes souveraine dans les coeurs de tes habitants.

 

 

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02 mars 2018

Fête des femmes

La journée des femmes le 8 mars est là pour nous rappeler que tous les trois jours en France une femme meurt suite aux violences conjugales. Pour une fois leurs prénoms ont été cités dans le cadre d'un hommage fait par le chef de l'état. 

La situation n'a pas changé alors que des promesses au plus haut niveau de l'état ont été faites. Saluons le courage des femmes qui dans beaucoup de pays ont dénoncé "leur porc" sur le net ! Il faut aider les femmes, les protéger car c'est un douloureux combat de dénoncer  son agresseur : violeur, violent physiquement ou psychologiquement, ou simple quidam proférant des propos sexistes ou commettant des gestes insupportables dans les transports publics par exemple. Des personnalités de renom dont une actrice blonde célèbre ont cru bon faire une pétition pour dénoncer  toute forme de protection des femmes victimes ou susceptibles d'être des victimes de ces "dragueurs  inopportuns". Non' ces femmes riches qui ne prennent pas le métro ont tort de dire que la femme est capable de se défendre seule. Agressée toute la journée par des propos injurieux, sexistes la femme a besoin de trouver un appui. Elle doit aussi porter plainte dans tous les cas que ce soit pour viol, violences conjugales physiques ou psychologiques !

Dire, dénoncer c'est aussi aider les autres femmes victimes et lier des liens entre les femmes. Le 8 mars n'est il pas le jour de s'unir entre toutes les femmes victimes ou potentielles victimes de la violence des hommes sur les femmes ? Violence mais aussi inégalité combien durera ce long cheminement afin que la femme soit  considérée comme égale à l'homme sur tous les plans et que les criminels violents soient châtiés comme ils doivent l'être. Le pouvoir ne peut être un alibi bien au contraire.

Dans un fait divers récent, une femme qui a été étranglée par son mari est présentée par l'avocat de son meurtrier comme autoritaire. Comme si étrangler sa femme serait excusable. Ce mari qui a joué la comédie de l'époux larmoyant et qui s'est servi des médias, bref de toute la France à commencer par ses beaux parents pour jouer le mari désespéré cherchant sa femme partout est celui là même qui a tué Alicia : une jolie femme blonde et il ose dire que c'est un accident. C'est une honte ! étrangler sa femme prend du temps et est un acte délibéré. Pensons aux derniers instants de cette femme qui voit son mari la tuer, peut être à t elle essayé de se libérer de l'étreinte mortelle et son époux celui qu'elle aimait et qui jouait la comédie de l'amour conjugal. Moment atroce : moi aussi j'ai senti la terreur m'envahir quand mon ex mari m'a serré le cou et j'ai réussi à me débattre pour le faire lâcher prise. Et combien de femmes ont connu cette angoisse de la mort lors des violences conjugales. Pour quelles raisons ? des plus futiles : par exemple une femme qui apprend que son mari la trompe n'a pas le droit d'émettre un reproche sans s'attirer les foudres de celui ci. Interrogé mon ex mari a eu impertinence de dire que c'était pour m'empêcher de parler qu'il avait tenté de m'étrangler. L'aplomb de certains hommes laisse pantois. Ils ne sont pas assez punis : l'assassin d'Alexis devrait être mis en prison pour le restant de ses jours : il a tué délibérément son épouse, a maquillé son crime, a trompé tous les hommes et femmes qui ont assisté par la presse ou la télévision à cette ignoble comédie du mari éploré. Sans compter qu'il a causé la mort de son épouse, le chagrin de ses beaux parents, de sa propre famille. Son acte est inqualifiable.

Et ce comportement n'est pas isolé. Dans l'émission Crimes a été relaté une histoure aussi scandaleuse sous le titre "le crime est dans le pré" ! Un cultivateur a prétendu que sa femme avait disparu, il a organisé les recherches, a mobilisé les médias pour s'attirer la compassion. Or les gendarmes ont pu prouver qu'il avait tué sa femme pour ne pas avoir à lui donner la moitié de la ferme lors du divorce. Il a été aidé par sa maîtresse, cet homme plein de duplicité et de cruauté. Il a même fait disparaître le corps de son épouse.

Voilà comment se comportent de tels maris et les faits divers en font tristement l'écho. Par exemple, une femme devient paralysée et perd l'usage de ses jambes parce que son compagnon l'a fait passer par la fenêtre : elle aurait pu mourir. Un garagiste  embauche deux acolytes pour écraser en voiture sa femme : toujours pour ne pas partager son patrimoine avec sa femme qui avait pourtant travaillé pour lui en cas de divorce.

Ces cas montrent bien que tant que les violences faites aux femmes ne seront pas lourdement sanctionnées la condition féminine sera difficile. 

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01 mars 2018

Ta vie continuera

Les étoiles entre elles ne parlent que de toi

Regarde le soleil jusqu'à ce qu'il fasse noir

Et jusqu'à ta dernière étincelle de vie

Bats toi pour tes idées, à l'infini

Tu as peur de tes traits dans le miroir

Mais par delà ce que tu vois

Il y a toujours la même fille : toi

Tu es toujours jeune par tes idées

Tu combats l'âge et les préjugés

Tant pis si tu meurs bientôt

Ta vie n'aura été qu'un écho

De tout ce que tu as aimé

De tout l'art que tu as adoré

Ces instants d'émotion

Resteront comme une notion

Tant pis si les étoiles entre elles ne parleront plus de toi

Tu auras vécu ta vie avec amour et foi.