violences conjugales et cancer

20 août 2018

Cancer : maladie du corps et maladie de l'âme de la femme battue

     Dans son autobiographie Mars, Fritz Zorn associe au cancer à la fois la maladie de l'âme et la maladie du corps (chapitre 1, "Mars en exil"). Tout cela peut être vérifié amplement si l'on considère le cas de la femme battue. En effet, déjà nous avons témoigné du fait que la femme battue souffre doublement parce qu'elle ne supporte plus sa condition de victime mais aussi parce qy'elle n'est pas crue, par son entourage et plus généralement par la société. Son compagnon ou son mari qui nient jusqu'au bout (même devant la juge des affaires familiales) la font passer pour menteuse, affabulatrice et qui plus est pour une femme dépressive, renfrognée, triste, ce qui presque selon ces hommes justifierait leur violence. Je suis outrée quand je me souviens que l'avocate de mon ex s'est permis de dire que la seule fois où mon ex m'avait donné une claque c'était pour m'empêcher de me suicider. Or la souffrance d'être frappée à plusieurs reprises et par un homme que l'on a aimé, que l'on a choisi, n'a pas de bornes. 

Et si elle ne quitte pas d'emblèe son mari  violent, voilà qu'elle est taxée de "femme qui aime la violence" alors qu'elle ne trouve aucun appui chez ses parents, beaux parents, amis du couple... et là la femme battue est dénigrée.

Relisons les lignes que Zorn écrit dans "Mars en exil' chapitre 8 de Mars : "Je crois que le cancer est une maladie de l'âme qui fait qu'un homme tout son chagrin est dévoré lui même, au bout d'un certain temps par ce chagrin qui est en lui". Parce que la femme battue souffre en silence, parce qu'elle ravale ses larmes et adopte pour les siens, les voisins, les individus qu'elle croise, un masque de contentement, son chagrin la dévore.

Comment ne pas voir la réalité de cette assertion ? "Les larmes rentrées" se transforment en tumeurs  et la femme battue exhibe aux yeux de tous son mal être mais hélas c'est un cancer qui la tuera petit à petit. Inconsciemment, elle se détruit elle même et pour complaire à sa famille ou parce qu'elle a trop attendue , elle paie de sa vie la violence conjugale. C'est pour cela que les femmes battues doivent combattre, quitter leur concubin ou époux et se faire aider par des associations d'aide à la condition féminine ou par des psychologues, surtout si leur entourage les dissuade de se séparer de leur bourreau.

Combien de femmes battues qui n'ont pas la force psychique, physique, l'indépendance financière, qui sont rabaissées par leur compagnon ou conjoint, et s'oublient elles mêmes au profit de leurs enfants ou autres  meurent des suites du cancer consécutif à la violence conjugale ? Dans les statistiques sur les femmes battues, 10 pour cent de la population féminine vivent peu ou prou dans la violence conjugale. Combien meurent elles de maladies graves comme les cancers ou les maladies cardiaques ? Si déjà savoir qu'une femme meurt en France tous les trois jours des suites de violences conjugales est épouvantable, inadmissible, le nombre des décès causés par la violence au sein des foyers est inquantifiable et par là même inquiétant.


03 août 2018

Quel malheur d'être malade l'été !

     Si  vous n'avez pas de chance et si vous apprenez juste fin  juin que vous avez un cancer ou une récidive, je vous souhaite "bon courage" ! Il est en effet très difficile de se faire traiter dans des délais décents en été. Déjà que les délais en période normale sont longs mais en été c'est franchement démentiel. Ainsi après que le scanner fait en ville et ordonné par un spécialiste en ville ait montré que j'avais un nodule suspect au poumon, j'ai dû attendre trois mois avant que le diagnostic de cancer soit confirmé et maintenant on me fait attendre deux mois pour avoir simplement un rendez vous avec un radiothérapeute. Déjà c'est un cancer du poumon primaire et inoperable, mais cela n'empêche pas que les médecins dont une partie est en vacances, ne sont pas capables de fixer des rendez vous dans des délais décents. Quand on songe au peu de chances de survie à 5 ans d'un cancer du poumon  (10 pour cent dans les cas les plus graves et quand c'est inoperable même pour insuffisance cardiaque et respiratoire, c'est grave !). Dans toutes les professions, il y a des remplaçants lors des absences du titulaires et pourquoi pour les cancérologues en vacances ce ne serait pas le cas. Après il y aura la liste d'attente pour faire la radiothérapie.

Quand je pense que depuis 2015, je n'ai fait que demander à l'équipe médicale et à mes médecins traitants et spécialistes d'intervenir pour que je sois vue par un cancérologue du poumon ( j'avais même écrit une lettre ou courriel au directeur !) je suis scandalisée. J'avais pourtant les symptômes des cancers du poumon même si je n'ai jamais fumé : marqueurs cancérigènes élevés en particulier C A 125, essouflement, crachements de sang, eau dans les poumons...

Et ce n'est pas la première fois ! En 2010, en juin j'avais avisé le cancérologue remplaçant que j'avais mal au sein droit, j'avais déjà eu un premier cancer du sein droit. Il était légitime que je lui demande de m'examiner et IL A REFUSE sous prétexte que la mammographie passée en ville un mois avant était bonne. J'ai appris après que la machine à mammographies n'avait pas été révisée et que le nodule suspect au sein droit n'avait pas  pu être observé. La radiologue m'a avoué cela sans un mot de regret, comme si c'était normal. Il a fallu que je passe une mammographie en province sous ordonnance d'un docteur de province pour que le nodule suspect au sein soit trouvé. Contre toutes attentes, le cancérologue qui n'avait pas voulu m'examiner, n'a pas voulu croire que cela pourrait être une récidive.  Il a fallu que je passe des examens médicaux faits dans un centre anti cancéreux de Bordeaux pour qu'enfin  grâce à l'équipe de Bergougnie le diagnostic de cancer, récidive du sein droit soit posé et c'est parce qu'enfin ils ne pouvaient pas nier les résultats trouvés par leurs confrères cancérologues  du centre anti cancéreux de Bordeaux qu'enfin  un rendez vous pour un traitement futur m'a été donné à Paris.

Mais j'avais perdu plus de trois mois ! Cette fois ci c'est presque trois ans et au moins six mois depuis mars. Quand on songe que certains établissements anti cancéreux ont pour slogan "prenons le cancer de vitesse" !  En 2000 lors de mon premier cancer  au sein droit, il n'y avait pas de place pour moi afin que je fasse la radiothérapie dans des délais corrects, soit trois mois après l'opération d'ablation de la tumeur au maximum  il a fallu que je fasse ma radiothérapie dans un autre hôpital. Pourquoi dans des délais très longs l'institut anti cancéreux d'emblée  propose de déléguer à un autre hôpital soit des rendez vous médicaux, soit des examens médicaux, soit des traitements ? La tumeur peut grossir dans les mois où la cancéreuse attend !

J'aimerais recevoir des témoignages de cancéreuses ayant connu ces déboires pour essayer d'agir ensemble !

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28 juillet 2018

Les aides psychologiques

Vous venez d'apprendre que vous avez un cancer ou une récidive. Vous êtes légitimement inquiète pour votre avenir. Il faut en parler. Mais les psychologues oncologues affectés aux centres anti cancéreux sont à éviter : ils peuvent dans le dossier médical relater ce que vous leur confiez. En effet, en 1998, lors de mon troisième cancer (récidive cancer du sein gauche), j'ai appris d une psychologue que les cancérologues pourraient mal me soigner si je me plaignais des longueurs des délais entre examens médicaux et résultats ou de l'attente avant la décision du traitement. Ce qui est sûr c'est bien que dans le dossier, il y a des remarques désagréables du style "revendicatrice" ou "agressive" ce qui est inadmissible ! 

Pourquoi de plus en plus des manques de soins ? Pourquoi les patientes ne sont pas écoutées quand elles demandent d'autres examens, quand elles indiquent qu'elles craignent d'avoir une récidive. On se demande si les malades sont triés sur le volet pour être mieux soignés. On voit l'importance des commentaires désobligeants sur une cancéreuse, les médecins qui lisent sont dossier pourront l'écarter sans remords.

Il vaut mieux rechercher de l'aide psychologique auprès des accueils cancer de la ville de Paris, auprès de la porte ouverte, ou d'autres associations. 

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Pourquoi le sort s'acharne sur moi ? Pourquoi mon opération de la tumeur du poumon serait impossible ?

     A chaque jour, une mauvaise nouvelle ! Comme si cela ne suffisait pas d'apprendre qu'à soixante et un ans j'ai un nouveau cancer, cancer du poumon primaire alors que je n'ai jamais fumé, j'apprends maintenant que je  ne pourrais pas être opérée. Alors l'angoisse reprend. Je pense aux statistiques, j'extrapole le taux de survie à 5 ans. Il n'est que de 10 pour  dans les cas les plus graves est ce que ne pas pouvoir être opérée est un cas grave ? Certes j'ai une insuffisance cardiaque et respiratoire mais je ne comprends pas qu'on ne puisse enlever une petite tumeur sans dommage. Cela fait déjà quatre mois que j'attends. Ils préfèrent discuter avant d'agir et pendant ce temps je perds des chances de survie c'est extrêmement grave. Déjà que j'ai attendu 3 ans avant qu'on prenne en compte mes plaintes. Pourtant  c'était grave  de cracher du sang, d'avoir un marqueur cancérigène élevé, d'avoir des pneumonies fréquentes. Ils m'ont laissée en me faisant croire que j'étais en rémission et qu'ils n'avaient pas à me voir plus d'une fois par an. Je suis persuadée que s'ils avaient agi en 2015, ce qui m'arrive n'aurait pas eu lieu, en plus en 2015 je n'avais pas encore ma valve cardiaque posée en avril 2016 et mon insuffisance respiratoire et cardiaque n'était pas si grave. Quelle mauvaise foi, chacun se renvoie la balle les pneumologues disent que mes problèmes sont dues au coeur et les cardiologues accusent les poumons de mes insuffisances cardiaques et respiratoires. J'ai bien vu à la tête  de l infirmière que ce n'était pas bon signe si on ne m'opérait pas. Quand se décideront à me traiter ce sera comme pour mon cancer de 2010 en retard comme toujours, faudra t il encore que je me rende au centre anti cancéreux'de Bordeaux afin qu ils agissent. Je suis dégoûtée d'autant plus qu'ils se permettent de noter "revendicatrice" sur mon dossier. J avais raison de m'inquièter de demander des traitements, des examens de santé, des visites chez un spécialiste.

24 juillet 2018

Pourquoi ai je crée une fondation en faveur des femmes battues et des cancéreuses en difficulté ?

Un jour, par la télévision ou la presse ou internet  j'ai appris que tous les trois jours une femme mourait en France des suites de violences conjugales. C'était en 2013. J'ai créé une fondation sous l'égide de Caritas, en faveur des femmes battues et des cancéreuses en difficulté.

Longtemps j'ai pensé que moi aussi j'aurais pu mourir, je n'ai eu qu'un peu de chances par rapport aux malheureuses qui meurent dans l'indifférence générale. Il suffit d'un coup même occasionnel. Il peut entraîner la mort. Et qu'est ce qu'une vie de femme dans la peur sans cesse renouvelée à cause des violences conjugales ? Peur de la mort, oui, peur de la mort quand mon  ex  mari s'est jeté sur moi et a tenté de m'étrangler. Parce que je je lui reprochais de vouloir me tromper quand je l'ai vu mettre des préservatifs dans son sac de voyage, pour partir en mission pour le travail. Il me l'a dit après "je voulais t'empêcher de parler" ! Je frémis encore quand je me souviens comme je me suis débattue pour me dégager donnant des coups de pied. Il y a eu aussi ce coup de poing au sein  qui n'est pas étranger à mon avis à ma récidive. Car, et c'est scandaleux, mon ex mari m'avait frappé au sein déjà atteint d'un cancer. De même, il m'a tordu le bras atteint d'un lymphoedeme.Et ce coup donné à ma tête pour la taper contre le tableau de bord de la voiture. J'avais peur et pas seulement la peur des coups mais l'angoisse de mourir par ces coups. Il suffit de si peu de choses pour passer de vie à trépas. Je suis persuadé que mes cancers successifs n'étaient qu'une manifestation de mon corps pour désigner ma douleur, un appel à l'aide. Victime, je n'étais pas crue. Il fallait toujours patienter même pour mes parents qui pensaient m'aimer. Mes beaux parents, mes amis du couple m'accusaient de mentir et on plaignait mon époux d'avoir une femme si triste, si dépressive. Car on accuse bien les femmes d'avoir cherché les coups même dans le couple. Comme mon ex l'avait dit à son avocat : "je n'ai rien à lui reprocher" celui ci a bâti sa plaidoirie sur le fait que j'étais dépressive, justifiant ainsi les violences conjugales que mon ex devant la juge niait encore. En plus comme j'étais en pleine récidive avec chimiothérapie, après ablation du sein, et que j'avais connu quatre années de combat pour le divorce que j'avais demandé moi même, je ne pouvais pas être précisément joyeuse.Ainsi j'ai obtenu le divorce aux torts exclusifs de mon ex mari, j'ai rencontré un homme que j'aimais et avec qui j'ai vécu maritalement. Avec lui, cela a été une scène violente parce que je lui avais demandé de moins boire de bière. Le jeune homme calme s'était mué en bête féroce sous l'effet de l'alcool me frappant et me donnant des coups de pied alors que j'étais à terre couchée sous une table pour me protéger. Là encore j'avais vu la mort de près. Et je n'avais pas pardonné même si mon copain d'alors m'avait fait du chantage pour que je retire ma plainte. Après avoir bien pleuré et regretté, il m'a redonné une gifle et surtout s'est plaint à sa famille de moi. Mon ex mari lui avait téléphoné et bien sûr avait nié m'avoir frappée. Et au lieu de me croire moi qu'il disait aimer, il a fait confiance aux mensonges d'un ex mari. Celui ci me frappait par énervement, l'autre me battait quand il avait bu. Jamais je ne pardonnerai à l'un ou l'autre car tous les deux ont menti à leur famille et m'ont fait passer pour menteuse. Et puis j'ai voulu sauver ma vie. Je suis persuadé que les cancers successifs que j'ai eu (les 4 du sein, et celui du poumon que j'ai à nouveau maintenant, moi qui n'ai jamais fumé) sont un effet rétroactif ou instantané de leur violence physique.

J'ai voulu témoigner afin que les femmes battues qui me liront puissent plus vite, que je n'ai réussi à faire, 

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quitter leur bourreau ou leur mari ou compagnon violent des les premières violences conjugales. Il est faux de croire au repentir de ces messieurs (s'ils se repentissent ce que mon ex n'a jamais fait) c'est pour recommencer. Ma vie a été gâchée parce qu'en n'osant pas partir dès la première gifle, dès le premier coup  je suis restée seule et sans enfant. Les cancers m'ont peu à peu dévorée 

Parce qu'il faut aider les femmes battues à se reconstruire' j'ai donné plus de la moitié d'une vente immobilière pour ma fondation et j'ai donné mon temps en écrivant dans mes blogs "combatspourfemmes" et "vivrelecancer" sur canalblog. Tant pis, si je n'ai pas d'écho, pas de témoignage, je jette une bouteille à la mer.

Je voudrais lancer des flèches vers le ciel pour combattre la peur de mourir, la solitude, le cancer. Le cancer, c'est les autres et notamment la violence conjugale ou l'indifférence des proches ou  la méchanceté des gens qui profitent des cancéreuses en difficulté. Les cancéreuses ont des difficultés vis à vis des médecins qui ne croient pas en la récidive avant preuves à l'appui et grand laps de temps entre examens médicaux et prise en charge. Depuis trois ans je n'ai fait qu'alerter l équipe médicale sur les signes d'une récidive au poumon et ils ne m'ont pas prise au sérieux. Depuis quatre mois j'attends qu'un traitement commence et avec ces lenteurs je perds des chances de suivie. Il faut se battre pour que la parole de la cancéreuse soit crue, il faut lutter afin que les cancérologues, les généralistes et spécialistes soient de bons médecins (quand on pense au nombre d'erreurs médicales cela fait frémir) ! Il faut tisser des liens de solidarité entre les cancéreuses et soutenir celles qui perdent espoir à cause des difficultés financières, des problèmes au travail, de la solitude, de la méchanceté ou indifférence des proches ou des gens qu on croise.

Pour retrouver le goût de vivre  il faut puiser (si on  ne peut le faire auprès de ses proches), son courage dans les beautés de la vie et de l'art. Chaque jour, chaque minute offrent un moment de bonheur par le souvenir de ceux qu'on a aimés. Par l'émotion artistique et les musiciens, les écrivains, les peintres de génie sont encore présents dans leurs oeuvres qui nous repètent à satiete que la vie est belle. Puis il faut se battre à chaque heure et parce qu'on aime, on se passionne pour Paris, pour l'art  on puise nos forces dans cette beauté qui nous est donnée à foison. 'Je suis un feu qui souffre s'il ne flambe pas' disait Stendhal.

Je voudrais continuer à vivre grâce à ma fondation car aider son prochain n'est ce pas vivre soi même dans le présent mais aussi dans l'avenir même si on ne fait plus partie de ce monde ? Je n'aurai été qu'un chainon bien modeste mais mon existence n'aura pas été inutile. 


La femme battue

Elle passe dans son univers transparent

Nul ne la voit

Elle parle, nul ne l'entend

Elle n'a plus de voix

Pour dénoncer que son mari

La bat, elle en a peur

Elle sait qu'il est parti

En la menaçant qu'il reviendra

Comme avant et qu'il recommencera

Dans cette prison sans barreaux

Elle erre donc dans sa maison

Sa peine ne trouve aucun écho

Ses parents lui répondent "non"

Quand elle révèle son malheur

Son père, sa mère même ne la croient pas

Et elle reste ainsi une plaie au coeur

Les amis du couple,  ses beaux parents

L'accusent d'être  menteuse

Son mari prétend qu'il la rend heureuse !

Aimable, gentil, souriant

On le plaint même d'avoir une femme

Si terne, si triste, si soucieuse

Elle perd tout espoir dans son âme

Elle voudrait disparaître, transparente

Dans ce monde qui la méprise

Elle ne remontera plus la pente

Enfoncée sous les faux semblants, la traîtrise

De cet époux qui ironise !

Derrière la vitre des surprises

Elle guette dans l'effroi

Celui avec qui elle partage son toit

Mais c'est derrière la transparence

Qu'elle singe d'une femme heureuse l'apparence

Tous les jours, elle feint

A chaque heure, elle craint

Un mot méchant, un geste violent.

 

23 juillet 2018

Paris, une raison de vivre

20180413_182256les murs de verre de la Sainte Chapelle 

 

20180420_185923la pierre blonde du portail de Notre Dame

20180420_192744les deux tours de Notre Dame de Paris

 

Paris

Je veux encore parcourir tes rues

Vers Notre Dame qui trône en majesté

Et là me saouler de sa vue  :

Proue sur l'île de la Cité,

Comme un large vaisseau

Elle porte l'humanité.

Ancrée pour l'éternité, 

Dans l'ancien Paris si beau.

Je veux encore revoir le Louvre

Quand la nuit le pare de lumière

Et que  les oeuvres d'art de la terre entière

Rêvent jusqu'à ce que ses portes s'ouvrent

Pour que les touristes viennent en tout temps.

Je veux encore entendre le bruissement

De la vie et celui, dans les arbres, du vent

La clameur des promeneurs, des passants

Qui à bord des  bateaux mouches sur la Seine

Parcourant tant de siècles, tant d'art, avec peu de peine

Je veux écouter encore les concerts impromptus

Sur tes places et au coin de tes avenues.

Dans tes opéras, tes théâtres, je veux entendre

La musique, le chant dont je peux attendre

La consolation, si ce n'est pas la guérison.

Je voudrais effleurer de la main les pierres dorées

De tes monuments que j'ai tant aimés,

Elles me parlent, elles me confient

Qu'il y a toujours un espoir quand il y a la vie !

A Paris, on ne naît pas

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on y renaît et chaque jour

Se tisse avec la ville des sentiments d'amour.

Paris, je ne veux pas mourir

Paris, je veux toujours partir                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           la Seine      

À la rencontre de ta ville

Si merveilleuse et si tranquille. 

Dans la lumière de l'été,

La Seine coule belle, calme à jamais.

Te quitter pour un hypothétique paradis

Impossible, Paris, tu es déjà le paradis

Il suffit d'ajouter deux lettres à ton nom

Et au cancer, à la mort, tu m'aides à dire NON !

 

 

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22 juillet 2018

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21 juillet 2018

Appel à temoignages

Bonjour

Merci de me contacter sur ce blog pour me transmettre vos commentaires et votre expérience en tant que femmes battues (anciennes, j'espère) ou cancéreuses en difficulté (difficultés financières, difficultés avec la prise en charge, les médecins ou solitude ou entourage indifférent voire agressif).

Si vous avez eu des récidives merci de m'en faire part ! Il faudrait tisser une chaîne de solidarité car on lutte mieux contre le monstre dévorant qu'est le cancer !

De même, c'est par sa volonté et l'aide amicale que l'on peut échapper à un compagnon violent et à sauver sa vie !

Car la vie est si belle : il y a tant de belles oeuvres d'art à aimer, de belles pages encore à lire, de magnifiques morceaux de musique classique à écouter, d'opéras à regarder. Vous n'êtes pas seule. Dans tant de villes, de villages ou de campagnes, il y a une femme qui souffre des mêmes maux que vous. Si la famille et vos amis vous font defaut, sachez que vous pourrez tisser der liens amicaux partout. Comme l'écrivait Flaubert "madame Bovary pleure dans cent villages à la fois" des cancéreuses en difficulté et des femmes battues se trouvent partout.Tristan Bernard a noté : "ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous ". C'est par la solidarité, l'amitié qu'on peut mieux combattre le cancer.

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Pourquoi fêter les bleus quant ces manifestations causent des bleus ?

C'est désolant de voir que la fête de la victoire des bleus a donné lieu à des débordements graves (incendies, vitrines cassées) mais et c'est plus grave des agressions sexuelles sur des femmes qui s'étaient mêlées à la foule en liesse. Et au lieu de dénoncer les violences faites aux femmes (baisers de force, attouchements contre la volonté des femmes...etc) ces messieurs ont dit que les femmes qui s'étaient rendues sur les champs élysées le cherchaient. Et que font les élus, notamment la ministre chargée de la condition féminine, les élus municipaux qui doivent s'occuper des problèmes rencontrés par les femmes ?Rien, la déléguée à la cause des femmes de mon arrondissement s'est permise, alors que je lui avais rien demandé, de m'envoyer un Tweet exaltant la victoire des bleus, mais elle s'est bien gardé de répondre à mes courriels lui demandant de répondre à mes questions sur la condition féminine ! Elle a fait pire elle m'a fixé un rv auquel elle n'est pas venue et n a pas présenté ses excuses, comme si au moins les délégués municipaux ne devaient pas respecter leur engagement vis à vis de leurs administrés ?

Quand on voit qu' à la tête de l'état, un président manifeste sa joie comme un gamin à la victoire des bleus mais cache délibérément le comportement inadmissible d'un de ses gardes du corps qui a usurpé l'identité de policier et les insignes de la fonction pour frapper un manifestant à terre et pour suivre une manifestante le 1er mai 2018, on peut être sidéré  . Et qui plus est quand monsieur le président que certains surtout au début qualifiaient de "jupiterien" selon l'expression de Balzac préfère garder le silence quand les photos sont divulguées, refuse de commenter. C'est honteux. !

Protéger des hommes au comportement inadmissible est inacceptable pour un président qui voulait la morale dans sa campagne présidentielle !

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